Présentation du cahier des charges de l’Econavigation et de son état d’avancement
Plusieurs associations ou organisations professionnelles, soucieuses d’améliorer le comportement écologique de leurs membres et la prise en compte de l’environnement dans leurs métiers, ont élaboré et publié des recommandations, des chartes, des cahiers des charges, qui vont dans le sens de l’éconavigation. Certaines règles concernent plus particulièrement la plaisance, d’autres, la pêche, les chantiers ou les ports. Elles sont plus orientées sur la prise de conscience et sur un changement de pratique des personnes. Peu de ces règles s’appuient sur des options techniques. Les logos, marques, labels, propres à chaque activité, se multiplient. Peut-être est-il nécessaire de réfléchir à une mutualisation de ces approches et à un système de certification plus lisible et plus global, prenant en compte l’ensemble du concept d’éconavigation.
- Elaborer un système de certification, prenant en compte l’ensemble du concept d’éconavigation
- Etablir un certain nombre de critères permettant l’appréciation du caractère éconautique d’un navire, d’une personne, d’un port…
- Arriver à une notation, la plus précise, la plus juste et la plus claire possible.
Trois grands volets sont à aborder.
- volet 1 : « matériaux, mise en œuvre et équipements des bateaux ». Dans ce premier volet on s’intérese au cycle de vie du bateau, de sa construction à sa gestion en fin de vie en passant par sa consommation et son entretien.
- volet 2 : « Pratiques et comportements dans les activités maritimes à terre et en mer». Dans ce deuxième volet, on s’intéresse au comportement de l’homme vis à vis de l’utilisation de son bateau et de son comportement à terre et en mer.
- volet
3 :
« Services et infrastructures des ports et abris ».
Dans
ce troisième volet on s’intéresse aux structures
permettant l’accueil et le stockage du bateau. On tiendra compte
également des services proposés par ces structures.
Un
groupe de travail d’une dizaine de personnes va être créé
pour chaque volet cité ci dessus. Le travail de chacun de ces
groupes aboutira à la création d’un cahier technique
qui servira à l’élaboration d’un cahier des charges
global.
Pour
cela, une liste de critères à prendre en compte sera
établie. Chacun de ces critères sera noté en
fonction de son impact environnemental, de sa faisabilité
technique et économique.
Etat
d’avancementdu travail :
Il a été décider de travailler tout d’abord sur le 1er volet : « matériaux mise en œuvre et équipement ».
En effet aujourd’hui il existe peu de travail de synthèse sur ce sujet. De plus on observe une attente de plus en plus forte des différents acteurs dans le domaine de l’environnement.
De nombreux projets font leur apparition notamment dans le domaine de la réduction de la consommation. La certification écologique des moyens de transports est dans l’aire du temps, on le voit notamment dans le domaine de l’automobile.
Enfin, la Bretagne est bien placée dans le domaine de la recherche et développement au niveau du nautisme (UBS, Pôle Mer Bretagne…).
Trois sources d’informations techniques et scientifiques apparaissent clairement pour l’élaboration de ce travail :
- travail réalisé par l’UBS et la société EVEA sur le projet Cap Vert
- l’étude de l’ECNI sur l’Impact du nautisme en Europe sur l’environnement
- le comité scientifique de De Navigatio
La première réunion de travail a eu lieu fin juin à Rennes, la deuxième réunion se tiendra mi septembre.
Pour le 2ème volet : « pratiques et comportements », il a été proposé que le pilotage de ce groupe se fasse en Méditerranée car cette région est déjà bien avancée sur ce sujet. Cela permettrait également de continuer la démarche d’élargissement du réseau au niveau national. Ce volet sera à harmoniser avec les deux autres volets.
La constitution du groupe de travail et la première réunion de travail est envisagée pour l’automne 2009.
Concernant le 3ème volet : « ports et abris », de nombreux travaux ont déjà été menées ou sont en cours de réalisation : « ports propres », « ports exemplaires », norme AFNOR, QSE… Le réseau EcoNav a donc choisi de suivre l’évolution de ces travaux afin de voir s’il est judicieux de créer un groupe de travail ou de venir en appui à celui le plus proche de l’éconavigation.
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