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Les navires acteurs de l'éconavigation
De plus en plus de bateaux de plaisance, de pêche, de transport, de travail, et bateaux traditionnels
s'équipent de façon
plus respectueuses de l'environnement. 
Aujourd'hui c'est possible !











Fleur de Lampaul, un voilier ambassadeur

Construit en 1948 à Camaret-sur-Mer, rénové en 2005, Fleur de Lampaul est un ancien caboteur de mer d’Iroise classé monument historique. Ambassadeur de la Fondation Nicolas hulot, il navigue de port en port pour des actions de sensibilisation et d’éducation à l’environnement et participe à des missions scientifiques. De nombreux équipements ont été installés afin de rendre le navire le plus respectueux de l’environnement possible. Les eaux de cales sont filtrées grâce à un séparateur eau/hydrocarbure, permettant de ne rejeter à la mer que de l’eau épurée. Une nouvelle gatte moteur (bac de réception des hydrocarbures) très enveloppante, associée à un système de pompage dans un réservoir amovible annexe a été créée de manière à récolter toutes les fuites possibles. La capacité de stockage des eaux grises (eaux de vaisselle et de douche) a été portée à 620 litres. Une station de traitement des toilettes a été installée. Parce que le respect de l’environnement passe aussi par des gestes quotidiens, Fleur de Lampaul est ravitaillée avec des produits d’entretien, domestiques et d’hygiène respectueux de l’environnement.


Le Manguier, un remorqueur propre


Le Manguier est un ancien remorqueur de la Marine Nationale construit en 1968 aux Chantiers Laperriere à Lorient. En 2003, une équipe de passionnés a entrepris de le recycler et de le transformer en navire alternatif. Son objectif : montrer que l’on peut naviguer sur un bateau de travail en étant respectueux des océans : moins consommer d’énergie (et donc de gasoil), utiliser des énergies propres, moins polluer. Le Manguier a été équipé d’un système de propulsion mixte voile-moteur, de capteurs solaires, de panneaux photovoltaïques, et même d’un concentrateur solaire destiné aux populations où le bois fait défaut. A bord, un filtre de cale a été installé pour limiter l’impact des rejets sur l’environnement. Enfin, Le Manguier testera au cours de son périple un tout nouvel antifouling respectueux de l’environnement.





Odonata, un catamaran électrique pour la plaisance

Tanguy Le Bihan, architecte naval a créé la société brestoise E3H (Efficient electric evolved hull). Son créneau est de concevoir les bateaux à très faible impact environnemental. Odonata, trimaran électrique dispose de cinq places assises et est destiné à la plaisance. Long de 7 m, pour 2,50 m de large, avec un tirant d'eau de 40 cm, Odonata pèse 700 kg et peut atteindre une vitesse maximale de 17 noeuds. Il est équipé, pour la propulsion, d'un système de pods, avec deux moteurs de 5 kW (13,58 ch). Odonata abrite quatre batteries, en lithium ion, de 30 kg chacune. L'autonomie du trimaran est variable suivant la vitesse et le poids.




Le Zéphir, une motorisation électrique


La société Naviwatt, spécialisée dans la conception, la fabrication et la commercialisation de bateaux électriques pour la plaisance vient de lancé cette année le Zephir, un trimaran à propulsion électrique. Le bateau dispose d’une éolienne et de panneaux solaires pour recharger les batteries. Pour gagner en rapidité de chargement, le branchement du système sur un réseau électrique permet en 5 heures de « faire le plein » pour environ 1 euro.



Le Petit Mousse, remet les voiles

Jean-Luc Pelloquin, patron pêcheur de Douarnenez depuis plus de 15 ans, a équipé son bateau de pêche, le P’tit mousse de voiles. Ce petit côtier de 10,20 mètres, pesant dans les 20 tonnes, brûlait 700 litres de gazole par semaine et le poste carburant représentait environ 40 % des frais. Aujourd'hui, le moteur tourne toujours mais avec un petit vent de 15 nœuds, il passe de 2.000 tours/minute à 1.600 tours/minute pour exactement les mêmes performances.